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Projet de loi de finances de la sécurité sociale pour 2013

Le débat sur le projet de loi de finances de la sécurité sociale pour 2013 (PLFSS) a débuté ce mardi à l’Assemblée nationale. Premier budget de la nouvelle majorité, il conjugue la baisse des déficits des comptes publics, la mise en œuvre de réformes structurelles et la protection des Français.

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Accord sur la sécurisation de l'emploi

Les salariés mieux protégés, la stratégie anti-crise confortée, les partenaires sociaux respectés, la parole politique réhabilitée

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La 10e circonscription de Seine-et-Marne

Présentation

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Emeric BREHIER

Né le 26 décembre 1971, docteur en science politique.

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De la nécessaire clarté

En ce début d’année, j’ai tenu au travers de cette Newsletter à vous souhaiter à vous-même, vos proches et votre famille une belle et heureuse année 2017. Ces vœux s’adressent également à mon pays. Il est de tradition de le dire à chaque veille d’élections nationales : celles-ci seront historiques pour l’avenir de notre pays. Pour ma part, si j’ai toujours usé de cette notion avec tempérance, je crois, et crains, que celle-ci ne soit, pour une fois pas usurpée. Pourquoi ?

D’abord, car cela n’a échappé à nul d’entre nous, deux ans quasiment jour pour jour après les tueries de Charlie Hebdo et de l’hyper casher, nous vivons une époque où le terrorisme islamique mène une bataille acharnée contre ce qui fonde, non pas seulement notre République, mais nos valeurs démocratiques elles-mêmes. Cet affrontement au-delà de sa dureté, tant dans chacun de nos pays européens que sur les théâtres extérieurs, sera long. Chacun le sait.
Ensuite car chacun voit bien que notre pacte européen nécessite non pas seulement d’être refondé mais plus encore de nouveau assumé. Le choix des Britanniques de quitter l’Union Européenne a d’ailleurs constitué à cet égard un choc, non pas momentané mais à fragmentation lente. Nul ne pouvait penser que les conséquences économiques et sociales tant chez les habitants outre-Manche que dans le reste de l’Union se feraient immédiatement sentir. D’abord car, à l’heure où j’écris ces lignes, la Grande-Bretagne est encore membre de  cette aventure politique et que la procédure de divorce n’a pas été lancée ! Et même si le référendum britannique a créé un choc, la réalité est que l’Union est une aventure au long cours qui a moins besoin d’un énième choc que de repartir à la conquête des âmes. A cette aune, le trentième anniversaire de la politique Erasmus constitue un exemple parmi tant d’autres. Enfin, il serait bon que les responsables politiques nationaux assument leurs prises de positions au sein des instances européennes au lieu de présenter celles-ci comme des monstres bureaucratiques sans ambitions politiques. L’Europe est d’abord et avant tout ce que nous en faisons.
Ensuite, comme toutes les économies des pays occidentaux, notre pays est confronté à une mutation structurelle majeure du capitalisme. Celle-ci, dont les révolutions technologiques ne constituent que la face émergée de cet iceberg met à mal nombre des clauses d’organisation du travail. C’est bien à cet enjeu que nous devons continuer à faire face en permettant à chacune et chacun de trouver sa place dans le système productif. C’est bien pour cela que l’effort entamé en faveur de l’Education Nationale doit se poursuivre. Bien sûr, il s’agit de permettre à chacune et chacun de parvenir à s’émanciper. Mais il s’agit tout autant d’autoriser chacun de nos concitoyens à trouver sa place dans le système productif. Car si le travail peut être aliénant, il peut également participer à l’épanouissement de nos concitoyens. Faute d’y parvenir c’est l’ensemble de notre pacte social solidaire qui risquerait d’être mis à mal.
Enfin, la question démocratique doit être abordée de front. Il ne peut s’agir ici de saucissonner l’enjeu de revivification de nos institutions. L’aborder sous le seul angle de tel ou tel article de la constitution ou bien, sous celui du mode de scrutin est non seulement parcellaire, mais aussi gage de déséquilibres. Il convient ici d’aborder ce débat de manière principielle avant d’entrer dans la mécanique institutionnelle : l’Exécutif doit disposer des forces de gouverner et nos concitoyens, eux, des moyens de juger. Il faut dans ce cadre partir d’une réalité objective : l’élection présidentielle est l’élection reine de notre République. C’est donc autour d’elle que doivent s’organiser nos réflexions et non pas les structurer pour contourner cette réalité objective.
Au travers de ces quatre enjeux, et il en subsiste bien d’autres, apparaissent ainsi quelques lignes de fractures que l’élection présidentielle prochaine doit aborder de front. Le grand moment démocratique ne trouvera sa substance que si ces enjeux, au moins, sont abordés de front, sans faux-semblant, loin de toute caricature. Alors, nos concitoyens, dans le choix qui sera le leur, recouvreront cette confiance qui seule peut faire vivre une démocratie politique digne de ce nom. Nos concitoyens sont friands de la politique dès lors que celle-ci éclaire les enjeux auxquels ils doivent, et veulent, faire face. La clarté des clivages sur les enjeux réels et non pas fantasmés est le gage de cette qualité du débat démocratique.
C’est fort de cette conviction et de cette espérance que je vous souhaite à toutes et tous, de nouveau une belle et heureuse année 2017.

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