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Projet de loi de finances de la sécurité sociale pour 2013

Le débat sur le projet de loi de finances de la sécurité sociale pour 2013 (PLFSS) a débuté ce mardi à l’Assemblée nationale. Premier budget de la nouvelle majorité, il conjugue la baisse des déficits des comptes publics, la mise en œuvre de réformes structurelles et la protection des Français.

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Accord sur la sécurisation de l'emploi

Les salariés mieux protégés, la stratégie anti-crise confortée, les partenaires sociaux respectés, la parole politique réhabilitée

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La 10e circonscription de Seine-et-Marne

Présentation

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Emeric BREHIER

Né le 26 décembre 1971, docteur en science politique.

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Colère

Je suis un député du rang. Je suis un membre du Bureau National du Parti Socialiste depuis 8 ans maintenant. Et ce jour, le 30 novembre je suis en colère.

Âgé de 44 ans, j’ai décidé à l’issue de ce 1er mandat parlementaire de ne pas me représenter. Un choix personnel. Et pourtant je n’éprouve ni regrets, ni remords à l’issue de ce quinquennat. Non, ce que j’éprouve ces derniers jours est une puissante colère. Contrairement à ce que j’entends, à ce que je lis, ce qui se susurre ou ce  qui se murmure, l’élection présidentielle du printemps  prochain n’est pas jouée. Je passe vite, par simple générosité, sur le fait que les derniers rendez-vous électoraux outre-manche, outre Atlantique ou même chez nous à l’occasion des primaires de la droite, devraient imposer un peu plus de modestie aux commentateurs et analystes, parfois même aux acteurs de notre vie publique. Mais je constate une réalité crue : en l’état actuel nul candidat de gauche qu’il s’en réclame ou qu’il dise en venir n’est en mesure de se qualifier pour le second tour de la prochaine élection présidentielle.

Dès lors on pourrait s’attendre à ce que toutes ces hautes personnalités représentantes d’une histoire, d’une culture, d’espoirs, de projets politiques décident d’une procédure pour les départager puisque ce qui nous rassemble est plus important que ce qui nous divise. Cette procédure existe figurez-vous : c’est celle des primaires. Elles sont là, elles tendent leurs bras à chacune et chacun. Et par de faux arguments : nul ne serait empêché d’y participer par manque de parrainage ou par un je ne sais quel cadenassage puisque les conditions pour y prétendre sont très souples ! Et quel plus beau réceptacle pour redéfinir les enjeux auxquels la gauche et notre pays doivent faire face que la primaire puisque in fine ce sont bien les électeurs qui s’y expriment ? Et qui peut donc, avec quelque décence, affirmer au lendemain de la désignation de François Fillon par plus de 4,3 millions d’électeurs que son résultat serait écrit d’avance dans une démocratie en quelque sorte cadenassée par les partis ? Et qui donc pourrait prétendre remporter l’élection présidentielle sans  s’estimer capable d’emporter l’adhésion de son camp ou de cette gauche dont il provient ? Offrez donc un beau débat à toutes celles et tous ceux qui se reconnaissent dans ces valeurs de progrès, redonnez leur un peu de fierté, redonnez leur la possibilité de relever la tête, prenez vos responsabilités, participez à la primaire. Et si vous ne le voulez pas, alors ce sera à nous, électrices et électeurs de gauche à prendre notre revanche : en participant largement à la primaire qui subsistera en dépit de votre incapacité à saisir le moment historique présent, et à vous infliger alors le plus cruel des démentis : celui du suffrage !

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