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Projet de loi de finances de la sécurité sociale pour 2013

Le débat sur le projet de loi de finances de la sécurité sociale pour 2013 (PLFSS) a débuté ce mardi à l’Assemblée nationale. Premier budget de la nouvelle majorité, il conjugue la baisse des déficits des comptes publics, la mise en œuvre de réformes structurelles et la protection des Français.

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Accord sur la sécurisation de l'emploi

Les salariés mieux protégés, la stratégie anti-crise confortée, les partenaires sociaux respectés, la parole politique réhabilitée

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La 10e circonscription de Seine-et-Marne

Présentation

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Emeric BREHIER

Né le 26 décembre 1971, docteur en science politique.

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Finances publiques : la droite abime, la gauche répare

Tandis que la représentation nationale se penche sur le budget de l’État pour 2017, nous voyons ressurgir les habituels discours calibrés de la droite sur la prétendue irresponsabilité de la gauche de gouvernement qui mettrait à mal la situation budgétaire du pays. Cependant, à la différence des incantations et des ficelles rhétoriques, les faits sont têtus, et ce depuis 20 ans.

En matière de dette publique tout d’abord, lorsqu’elle est aux responsabilités, la gauche la freine ou la diminue lorsque la droite la fait bondir. Ainsi, lorsque Lionel Jospin était premier ministre, elle a diminué 2,5 point pour passer sous les 60% du PIB entre 1997 et 2002 tandis que les gouvernements successifs sous Jacques Chirac de 2002 à 2007 l’ont fait croître de 7 points pour atteindre 66,5% en 2007, période durant laquelle un certain Nicolas Sarkozy a été, entre autres, ministre de l'Économie, des Finances. Pendant sa présidence, de 2007 à 2012, la dette a d’ailleurs explosé avec une hausse de plus de 25 points tandis que depuis 2012 et l’élection de François Hollande, nous l’avons freiné et stabilisé.

Concernant le déficit public, il est là aussi aisé – en observant les chiffres – de constater qu’alors que la droite le laisse déraper, nous le réduisons. De 1996 à 2001, le déficit est passé de 3,9% à 1,4% pour augmenter à nouveau d’un point durant le quinquennat de Jacques Chirac et exploser sous la présidence de Nicolas Sarkozy avec un pic de 7,2% en 2009. Depuis 2012, le déficit a été réduit de 2,5 points et atteindra 2,7% en 2017, sans qu’il s’agisse d’une question de conjoncture : l’écart entre le déficit public français et allemand a augmenté de 2 points entre 2007 et 2012 tandis qu’il se sera réduit de 2 points entre 2012 et 2017.

Quant au déficit de la sécurité sociale alors que celui-ci était nul en 2001, il a été creusé de 21 milliards d’euros sous la droite de 2002 à 2011 et réduit à 4,2 milliards – atteignant même l’équilibre hors fond de solidarité vieillesse – sous la présidence de François Hollande, soit le meilleur résultat depuis 2001.

Et la dépense publique suit la même trajectoire que tous les autres indicateurs de la nation, nous l’avons baissé de près de 2 points de 1996 à 2002, tandis qu’elle a explosé de 4 points lorsque la droite dirigeait notre pays pour diminuer à nouveau sous le quinquennat de François Hollande.

Depuis 20 ans, en matière de comptes publics, pierre angulaire dont dépendent notre capacité d’action et la mise en œuvre de toutes les politiques publiques, la droite abime notre pays tandis que nous le redressons au prix, il faut le reconnaître, d’efforts collectifs mais dans un souci toujours affirmé de justice sociale. Voilà pourquoi pour la quatrième année consécutive, les impôts des plus défavorisés et des classes moyennes diminuent afin de restituer une partie de l’effort fourni.

Admettre ces résultats permettrait de comprendre pourquoi la droite tient tant à obtenir le pouvoir après que nous ayons redressé la barre d’un pays qu’elle avait laissé à la dérive. Certes, admettre ces chiffres et reconnaître l’efficacité des politiques mises en œuvre priveraient les différents candidats à la primaire de la droite des grandes envolées populistes et de l’inquiétante surenchère à laquelle ils se livrent, oubliant ainsi le bilan qu’ils ont tous en partage. Cela permettrait également de faire à nouveau du débat politique un véritable travail de fond, bien éloigné des approximations qui ne servent ni leurs auteurs, ni le pays et éloignent de plus en plus nos concitoyens de sujets pourtant essentiels.

 

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