deco
Projet de loi de finances de la sécurité sociale pour 2013

Le débat sur le projet de loi de finances de la sécurité sociale pour 2013 (PLFSS) a débuté ce mardi à l’Assemblée nationale. Premier budget de la nouvelle majorité, il conjugue la baisse des déficits des comptes publics, la mise en œuvre de réformes structurelles et la protection des Français.

deco
Accord sur la sécurisation de l'emploi

Les salariés mieux protégés, la stratégie anti-crise confortée, les partenaires sociaux respectés, la parole politique réhabilitée

deco
La 10e circonscription de Seine-et-Marne

Présentation

deco
Emeric BREHIER

Né le 26 décembre 1971, docteur en science politique.

deco
image presse

presse

L'éducation : notre choix

« Je veux remettre l'éducation et la jeunesse au cœur de l'action publique », tel était l’engagement de François Hollande, candidat à l’élection présidentielle en 2012. Quatre ans plus tard, cette promesse est bel et bien respectée. N’en déplaise aux éternels déclinologues qui se complaisent dans une dévalorisation permanente de la situation de notre pays et placent les intérêts partisans au-dessus de l’intérêt général, refusant sciemment de se satisfaire lorsque la situation s’améliore. C’est aujourd’hui le cas pour l’éducation comme pour les questions économiques.

Il est d’ailleurs assez ironique, voir savoureux, de constater que ceux qui, hier, ne croyaient pas en la promesse d’égalité républicaine par l’école – suppression de 80 000 postes, suppression de la formation des enseignants, fin de la semaine de quatre jours et demi, programmes scolaires élaborés sans concertation, bourses sur critères sociaux non financées, diminution des moyens aux établissements supérieurs,… - s’imaginent aujourd’hui comme ses plus grands défenseurs. Comme le dit le dicton, plus c’est gros…..

Observons les faits : le premier d’entre eux étant le constat objectif du fait que dès 2015, l’Éducation Nationale est redevenue le premier poste budgétaire de l’État

Tandis que le nombre d’élève diminuait, la loi pour la refondation de l’école de la République, votée le 8 juillet 2013, a engagé la création de 60 000 postes sur le quinquennat afin d’améliorer les conditions d’étude de tous les élèves. Ainsi, en 2016, ce sont 11 711 nouveaux postes qui seront créés, portant à 47 078 le total des créations de postes depuis le début du quinquennat,  soit 80 % de l’objectif qui sera, lui, atteint en 2017. Même si convenons-en tous les postes ne sont pas toujours pourvus par manque d’attractivité du métier. Même si le temps nécessaire pour former les enseignants fait que les problèmes de remplacement, par exemple, demeurent. Mais quand même, quand sous la mandature précédente 9 000 classes ont été fermées, depuis 2012 ce sont 8 000 qui ont été ouvertes.

Une refonte globale des programmes scolaires a été conduite par le Conseil supérieur des programmes, spécifiquement créé pour garantir la transparence et la qualité du processus d’élaboration. Ces nouveaux programmes sont entrés en vigueur à l’école maternelle depuis la rentrée 2015. Les nouveaux socles communs de connaissances, de compétences et de culture, et les programmes de la scolarité obligatoire s’appliqueront, eux, à la rentrée 2016.

Le dispositif "plus de maîtres que de classes" qui a été instauré par la circulaire du 18 décembre 2012 donne la possibilité d’affecter, sur la base d’un projet pédagogique, un enseignant supplémentaire dans une école ou un groupe scolaire. Il permet ainsi de mettre en place de nouvelles modalités d’organisation pédagogique pour aider les élèves les plus en difficulté à progresser. Et la scolarisation des enfants de moins de 3 ans dans les zones d’éducation prioritaire a été relancée. Mais là aussi, il nous faudra du temps pour aboutir aux 30% de scolarisation visés.

La réforme du collège permet de poursuivre cette refondation. L’acquisition des savoirs fondamentaux que sont le français, les mathématiques et l’histoire  seront renforcés à travers une combinaison des apprentissages théoriques et pratiques. Pour mettre fin à la déconnexion entre les différents niveaux, les programmes seront désormais progressifs et cohérents sur l’ensemble du parcours. Afin de tenir compte des spécificités de chaque élève et permettre la réussite de tous, les temps d’accompagnement seront personnalisés. Ainsi, chaque collégien bénéficiera d’une heure d’accompagnement par semaine. Afin d’améliorer la transition parfois difficile entre l’école et le collège,  les élèves de sixième verront, eux, ce temps porté à trois heures par semaine. L’enseignement de la seconde langue débutera dès la 5ème, ce qui offrira 54 heures supplémentaires en langue vivante 2 sur l’ensemble de la scolarité au collège pour tous les élèves.

Dans l’enseignement supérieur, également cette priorité est tangible. Le budget du ministère de l'Enseignement supérieur et de la Recherche s’élève à 23,83 milliards d’euros, il représente le troisième budget de l'Etat. Les crédits dédiés à la recherche ont été maintenus dans un contexte budgétaire fortement contraint. Depuis la rentrée 2013, 4000 postes ont été créés. Pour 2016, le projet de loi de finances prévoit la création de 1000 postes dont 330 emplois de personnels administratifs, 85 emplois de professeurs agrégés et 585 emplois d’enseignants-chercheurs. Depuis 2012, ce sont ainsi 2600 chercheurs qui ont été embauchés.

Par ailleurs, depuis 2012, en vue de la démocratisation de l’accès à l’enseignement supérieur, 500 millions d’euros supplémentaires ont été mobilisés pour des bourses sur critères sociaux pour 132 500 étudiants supplémentaires, auxquelles il faut ajouter les allocations annuelles nouvelles  comprises entre 4 000 € et 5 500 € pour des jeunes en situation d’autonomie avérée ont été créées. Au total, ce sont 8000 aides indépendantes des revenus des parents ont été versées ne serait-ce qu’en 2014. Dans le même temps, les droits d'inscription n’ont pas augmenté dans l’enseignement supérieur public et la rémunération des stages a augmenté.

Cette liste n’est pas exhaustive, elle pourrait se poursuivre en évoquant les aides à la mobilité pour les étudiants, les places réservées aux bacheliers professionnels et technologiques dans les STS et les IUT, le rétablissement de la formation des enseignants, la refonte de la carte et la hausse des moyens pour l’éducation prioritaire ou encore la mise en place d’une école inclusive, déjà évoquée ici.

Mais donner la priorité à l’éducation ce n’est pas uniquement la mise en œuvre de moyens, nécessaires, pour les élèves. Donner la priorité à l’éducation c’est aussi savoir reconnaître à sa juste valeur l’implication quotidienne des enseignants de notre pays, car sans eux, il n’y a pas d’école de la République. Aussi, les vociférations de certains qui tentent de présenter le travail de revalorisation des carrières engagé depuis 2013 comme des « cadeaux » à l’approche de l’échéance électorale de 2017 frisent l’indécence.

La refondation de l’école ne peut se concrétiser qu’à travers les professionnels qui la font vivre au quotidien. Or, en matière de rémunération, la France restait à la traine par rapport à la moyenne des pays de l’OCDE.

Aussi, nous mettons en œuvre, pour les enseignants comme pour tous les fonctionnaires un plan de revalorisation des carrières qui va s’étaler entre 2017 et 2020. Concrètement, un enseignant stagiaire, c'est-à-dire la première année où il va commencer à enseigner, en début de carrière gagnera 1 400 euros bruts supplémentaires par an.

Des « primes à l’engagement » venant amplifier ces revalorisation permettront également de renforcer l’attractivité de l’enseignement en éducation prioritaire, notamment à travers une véritable reconnaissance de cet engagement. Cette décision s’ajoute à la revalorisation du point d’indice et à l’alignement de l’indemnité des professeur des écoles sur le montant de celle touchée par les professeurs du secondaires qui passe de 400€ à 1200€ dès la rentrée 2016-2017.

Nous pensons que le rôle de l’éducation dans notre pays n’est pas de faire le tri entre les enfants et les élèves mais bien de faire en sorte que chacune et chacun puisse bénéficier de structures, d’enseignements leur permettant de s’épanouir, de devenir pleinement citoyen et de trouver leur place dans notre système productif. C’est le sens des réformes que nous portons et avons adopté. C’est le sens de notre action que nous devons poursuivre et amplifier. Beaucoup de chemin a été parcouru. De nombreuses étapes demeurent à franchir. Pour faire vivre, simplement, cette belle promesse qu’est l’égalité.

Comme nous l’avions énoncé lors de la campagne présidentielle de 2012, il nous fallait redresser notre pays, rétablir les comptes publics, nous redonner la possibilité de créer de la richesse avant de la redistribuer. Cette première étape, si elle n’est pas derrière nous, est toutefois en bonne voie. Il est donc légitime de faire profiter nos concitoyens des fruits de leurs efforts. Ce fut le cas avec les baisses d’impôt sur le revenu ces deux dernières années. Ce le fut également avec la mise en place de la prime d’activité. Ça l’est également avec, outre les mesures catégorielles pour les fonctionnaires de catégorie C, le dégel du point d’indice des fonctionnaires. Ça l’est désormais pour les personnels de l’Éducation Nationale avec les dernières mesures annoncées par la Ministre Najat Vallaud-Belkacem. Qui pourrait s’en plaindre ?

 

delicious facebook twitter viadeo wikio

l'assemblée Me rejoindre
Newsletter


Les vidéos
Les photos