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Projet de loi de finances de la sécurité sociale pour 2013

Le débat sur le projet de loi de finances de la sécurité sociale pour 2013 (PLFSS) a débuté ce mardi à l’Assemblée nationale. Premier budget de la nouvelle majorité, il conjugue la baisse des déficits des comptes publics, la mise en œuvre de réformes structurelles et la protection des Français.

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Accord sur la sécurisation de l'emploi

Les salariés mieux protégés, la stratégie anti-crise confortée, les partenaires sociaux respectés, la parole politique réhabilitée

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La 10e circonscription de Seine-et-Marne

Présentation

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Emeric BREHIER

Né le 26 décembre 1971, docteur en science politique.

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Il est grand temps

Il est des moments où le temps est venu de dire « stop ». Et de saisir l’importance de la période. Depuis trop longtemps, la dernière mode est une remise en cause incessante et en tous points de la présidence de la République. A tel point que certains ont pu caractériser cette période de « Hollande bashing ». Nous pourrions nous en satisfaire, non pas en raison d’un accord mais seulement en considérant qu’après tout ceci fait partie intégrante de ce que l’on dénomme « le jeu politique ». Je m’y refuse.

D’abord et avant toute autre considération, car un constat s’impose à propos de la présidence de François Hollande : rares furent les présidents à devoir affronter une telle succession de crises intérieures, liées à une menace terroriste certes d’origine extérieure mais trouvant un écho plus que conséquent dans de nombreux pays européens, et tout particulièrement dans notre pays. Les trois vagues d’attentats qui ont frappé notre cœur, ce qui fait notre identité européenne, ont nécessité des mesures fortes permettant d’accroitre les moyens dévolus aux forces de sécurité et de justice. Ainsi à l’issue de ce quinquennat, nous aurons rétabli quantitativement les effectifs des forces de l’ordre saignées à blanc par 5 ans de gouvernements de droite : 12 000 postes avaient en effet été supprimés. L’état d’urgence a dû être déclaré, au titre de la loi de 1955, pour 3 mois au lendemain des attentats du 13 novembre. Celui-ci a été évidemment prolongé en temps et en heure, quelques semaines avant que nos voisins belges ne soient doublement frappés.

Ensuite, car le pays dont cette majorité a la charge était en 2012 dans un état proche de l’apoplexie. Des déficits budgétaires frôlant les 5,5 % si rien n’était fait, une dette qui avait crû de 50 %  en 5 ans, un déficit de la sécurité sociale abyssal, une capacité productive de nos entreprises en chute libre, une éducation nationale sabrée avec 80 000 suppressions de postes, la disparition de la formation des enseignants et des Universités sans budgets assurés. La liste est encore longue, mais arrêtons-là.

Confronté à cette situation anxiogène, le président de la République a pertinemment choisi de s’attaquer au déficit  budgétaire excessif en obtenant de nos partenaires européens un délai de 4 ans pour respecter nos engagements d’un déficit en deçà des 3 % du PIB. Décision difficile, car nécessitant des efforts fiscaux indéniables et conséquents, mais impérieuse afin de ne pas être à la merci des aléas des marchés des taux d’intérêt. Seule solution permettant de limiter la charge de la dette et ainsi sauvegarder notre souveraineté budgétaire. Seule solution nous permettant d’assumer nos priorités budgétaires en faveur de l’éducation, de la justice et de la sécurité. Plus encore, cette majorité a décidé d’accompagner les entreprises afin de leur permettre de reconstituer des marges effondrées ces dernières années, ce qui avait conduit à une chute vertigineuse de leurs investissements et, partant, de leur compétitivité, dans une économie concurrentielle. Ce furent le CICE, puis le pacte de responsabilité et de solidarité, à la suite du rapport de Louis Gallois. C’est donc une politique de sérieux budgétaire et de musculation de notre appareil productif.

Parallèlement, nous nous sommes mobilisés pour mettre en œuvre nos priorités pour redonner des couleurs au rêve français, c’est-à-dire cette passion de l’égalité républicaine. Le budget de l’Education est ainsi  redevenu le premier de l’Etat : rétablissement de la formation initiale des enseignants, création de 60 000 postes (dont 35 200 déjà engagés), priorité donnée au primaire avec l’ouverture de 8 000 classes après que la droite en a fermé 9 000 en 5 ans, réforme de l’éducation prioritaire, lutte contre le décrochage scolaire, augmentation de  40 % des crédits en faveur d’Erasmus et mise en place des quotas de 30 % au sein des BTS en faveur des bacheliers professionnels. De même que des efforts colossaux ont été réalisés en faveur de l’égal accès aux études supérieures : augmentation des bourses étudiantes de près de  500 millions d’euros, 20 000 logements étudiants supplémentaires engagés, rapprochement des Grandes Ecoles et Universités. Parallèlement, nous avons souhaité accompagner l’ensemble des familles, notamment à revenus modestes avec l’augmentation de 20 % pour les prestations aux familles nombreuses, une revalorisation de l’allocation scolaire, la création de près de 20 000 places d’accueil pour les tout-petits, ou bien encore la réforme du congé parental.

De même que nous avons souhaité garantir l’accès à la santé en élargissant l’accès à la CMU et la complémentaire santé pour près d’1 million de nos concitoyens, la multiplication par 4 des maisons de santé, la mise en place progressive du tiers payant, d’arrêt des politiques de déremboursement tout en divisant par 3 le déficit de la sécurité sociale.

Par ailleurs, nous nous sommes efforcés de lutter farouchement contre la première des inégalités, celle de l’accès à l’emploi. Au-delà des emplois d’avenir, au-delà de la revalorisation du traitement des fonctionnaires, essentiellement en faveur des catégories C et B – entamée -, nous avons  initié un plan de formation pour 500 000 chômeurs de longue durée, mis en place une prime d’activité, dont le succès est déjà là, concernant 5,6 millions d’actifs et 1 million de jeunes, et accordé de nouveaux droits aux salariés, désormais attachés à la personne et non au statut, avec le compte personnel de formation, avec des droits rechargeables à l’assurance chômage.

Les premiers résultats de cette politique, adaptée à un contexte particulier, celui d’un pays qui ne créait plus de richesses économiques suffisantes, commencent à être là. Nombre de clignotants qui étaient à l’orange ou au rouge toutes ces dernières années sont passés au vert. Est-ce suffisant ? Assurément non. Faut-il croire pour autant que nous nous sommes fourvoyés ces dernières années et que le changement n’est pas enclenché ? Je ne le pense pas. Je pense que nous avons remis notre pays sur les rails tout en mettant en œuvre nombre des engagements pris devant les Français. Nous n’avons donc pas à mettre la tête dans le sable. Nous avons au contraire à faire preuve de  fierté, sans œillères ! Il n’est jamais interdit en politique d’être fier de ce que l’on fait.

 

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