deco
Projet de loi de finances de la sécurité sociale pour 2013

Le débat sur le projet de loi de finances de la sécurité sociale pour 2013 (PLFSS) a débuté ce mardi à l’Assemblée nationale. Premier budget de la nouvelle majorité, il conjugue la baisse des déficits des comptes publics, la mise en œuvre de réformes structurelles et la protection des Français.

deco
Accord sur la sécurisation de l'emploi

Les salariés mieux protégés, la stratégie anti-crise confortée, les partenaires sociaux respectés, la parole politique réhabilitée

deco
La 10e circonscription de Seine-et-Marne

Présentation

deco
Emeric BREHIER

Né le 26 décembre 1971, docteur en science politique.

deco
image presse

presse

Une meilleure orientation au service de la démocratisation de l’enseignement supérieur.

Le passage par l’enseignement supérieur ne saurait être réservé à une minorité. C’est bien en élevant le niveau de qualification que les jeunes seront mieux formés et mieux à même de construire leur propre destin. C’est pourquoi le Président de la République a fixé comme objectif que dans dix ans, 60 % d’une classe d’âge soit diplômée du supérieur.

Afin d’atteindre ce but, deux devoirs s’imposent.

Le premier, assurer une démocratisation de l’accès à l’enseignement supérieur. Dans le cadre de mon rapport parlementaire consacré aux « défis du continuum lycées/enseignement supérieur », j’avais insisté particulièrement sur cette impérieuse nécessité.

J’y faisais un constat malheureusement sans appel: la France demeure dans le groupe des pays de l’OCDE dans lesquels l’impact des origines sociales est le plus élevé et le plus permanent.

Notre système d’orientation apparaît davantage comme le résultat d’exclusions successives que comme l’aboutissement de choix. L’affectation dans une formation du supérieur est marquée par le type de baccalauréat obtenu, souvent lié à l’origine sociale, au sexe,… ainsi que par l’offre territoriale de formation.

Dans ce domaine, l’information des lycéens s’appuie sur toutes les sources disponibles et les publications spécialisées (L’Étudiant, Le Monde ou encore Studyrama) ainsi que les salons y occupent une place décisive. Il fait pourtant partie des missions de la puissance publique de garantir l’information pertinente, hiérarchisée et accessible. Renforcer l’information sur les filières du supérieur et les métiers des futurs enseignants, lors de leur formation initiale et continue, était une des propositions du rapport.

En matière d’orientation le portail APB joue un rôle essentiel mais n’est pas, en réalité, un système d’orientation en tant que tel. Il constitue davantage un instrument de régulation des flux en fonction des capacités d’accueil des différentes institutions. Ainsi, la transformation de cet outil de régulation afin d’en faire un véritable outil d’orientation, annoncée par la ministre de l’Education Nationale et le Secrétaire d’Etat à l’Enseignement Supérieur et à la Recherche, constitue une excellente nouvelle.

Le second devoir : l’exigence, afin que les diplômés aient les compétences nécessaires pour leur vie professionnelle et personnelle.

Pour réussir la démocratisation exigeante, nous devons agir sur l’entrée dans le supérieur afin de faire en sorte qu’elle se déroule dans les meilleures conditions pour un public de plus en plus diversifié, et que chacun puisse trouver sa voie dans un parcours de réussite adapté à ses ambitions et ses qualités.

 

L’objectif doit être simple : à la rentrée 2016, tous les bacheliers doivent avoir une proposition de formation. C’est l’objectif de ce plan d’action pour l’entrée dans l’enseignement supérieur qui repose sur trois leviers : plus d’information, des choix mieux construits, plus d’accompagnement.

 

En raison d’un nombre de demandes important (parfois 10 fois le flux qu’il est possible d’accueillir), certaines filières de licence ont recours à des capacités d’accueil limitées (CAL). Tous les vœux 1 ne peuvent donc être validés.

Il existe pourtant de nombreux cas où un étudiant ne voyant pas son premier voeu au sein d’un établissement donné réalisé, il pourrait néanmoins obtenir une filière identique ou compatible au sein de la même académie. Malheureusement, force est de constater qu’il ne candidate pas toujours. Pour répondre à cette problématique, un dispositif de « candidatures groupées » sera expérimenté en 2016 sur les filières en tension (droit, Paces, psychologie et Staps).

Le candidat choisira en priorité une filière et le système APB lui proposera alors de classer l’ensemble des mentions de licence associées à cette filière sur un périmètre qui sera prioritairement l’académie (l’Île-de-France sera considérée comme une académie). L’ensemble de ces licences sera alors considéré comme un vœu unique.

Pour permettre aux futurs bacheliers d’effectuer leur choix d’orientation en disposant d’éléments objectifs en lien avec leur propre parcours, APB va leur donner plus facilement accès à des données illustrant les taux de réussite selon les profils d’entrée (type de bac...), les poursuites d’études, les insertions et les salaires. Certaines de ces informations existent déjà mais doivent faire l’objet de recherches. Elles seront amenées de façon plus actives à la connaissance des lycéens lors de leurs choix.

 

Si l’enseignement supérieur a indéniablement achevé sa massification, il lui reste encore à réussir sa démocratisation. Cette évolution heureuse du dispositif APB est un levier essentiel pour atteindre cet objectif.

delicious facebook twitter viadeo wikio

l'assemblée Me rejoindre
Newsletter


Les vidéos
Les photos